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par
François de la Chevalerie
La
quantité incalculable de galaxies, d’étoiles et de
planètes laisse supposer que la vie a pu éclore selon divers
chemins dans l’univers.
Il
n’existe pas à priori de profil type d’extraterrestre.
De surcroît, mieux vaut parler d’entité biologique
extraterrestre (EBE). L’appellation recouvre toutes formes
de vie envisageables depuis le simple filament en passant par des
êtres extrêmement complexes.
En quête du graal cosmique, les astronomes se contenteraient
bien volontiers d’une modeste cellule ou d’une bactérie
pour signaler l’existence d’une vie extraterrestre.
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C’est
compter sans l’imaginaire des hommes. Confrontés à
l’épisode toujours confus de la disparition des dinosaures
voici 65 millions d’années, ils ont souvent prêté
aux extraterrestres la forme physique achevée de sauriens, beaucoup
dangereux.
Martelant cette piste à la limite de l'endoctrinement, la littérature
et la filmographie abondent d’exemples de créatures aux caractéristiques
reptiliennes. Certains scientifiques ont donné crédit à
cette aventureuse modélisation en affirmant que si les dinosaures
n’avaient pas disparu, ils auraient alors évolué rationnellement,
développant à côté de leur instinct animal,
une intelligence douée de raison.
Vient une étrange proposition : les extraterrestres seraient un
doux mélange de reptiles et d’humains, comme l’ornithorynque,
indistinctement arrimés à deux mondes, ovipare et mammifère.
Rompant
avec le supposé destin universel des sauriens, la poule aux
œufs d’or se tarissant pour les studios hollywoodiens,
l’on est venu à imaginer la création ex-nihilo
de personnages à l’ossature peu ou prou humaine. Bien
que leur métabolisme chimique demeure un secret, selon les
circonstances « les envahisseurs » se glissent dans
la peau d’hommes lisses et rassurants. Si leur élégance
est trompeuse, la fumeuse rencontre du très controversé
Adamski avec des jeunes gens au profil harmonieux et à la
chevelure blonde renforce l’émergence d’une nouvelle
typologie.
Valeur
impromptue dans le dossier des extraterrestres, la tentation à
l’arianisme joue peut-être un rôle comme le confirme
l’existence de nombreuses races extraterrestres de type nordique.
Cette dimension humaine se décline également dans
leurs projets. Nullement à l’assaut de la terre en
vue de son éventuelle destruction, leur mission consisterait
à aider les hommes dans leur lutte contre les confrontations,
les guerres ou les désordres écologiques. Curieusement,
cette position est souvent soutenue et développée
par des sectes en mal de structuration idéologique ou mentale.
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Au
gré des différents témoignages recensés, des
formes physiques récurrentes apparaissent. Longtemps, les petits
gris (short Grey) ont eu le vent en poupe. Petits de taille (1 m 20 de
hauteur), tête volumineuse et aux longs bras, ils sont connus pour
leurs yeux noirs et une couleur de peau, gris bleu. Nullement offensifs,
leurs activités sur terre seraient d’ordre «bucoliques».
Ils s’y rendraient pour y cueillir des plantes, des fleurs. Selon
une certaine littérature, leur race connaîtrait des difficultés
d’ordre génétique. Condamnaient à moyen terme,
ils chercheraient à procréer un être nouveau rassemblant
nos gènes et les leurs.

Au-delà
de l’exemple, nombre de témoignages sont révélateurs
des obsessions des êtres humains. Hasardeuse combinaison des talents
de plusieurs espèces, la création d’un être
hybride apparaît pour beaucoup comme une perspective encourageante.
Dans son manuel de zoologie fantastique, Borges évoquait un maître
Centaure qui représenterait l’harmonie des savoirs.
Là encore, des risques de manipulation sont à craindre,
notamment, de la part de certains laboratoires qui plaident à tout
va pour la liberté de création scientifique avec, entre
autres terrains de prédilection, le clonage, les mutations génétiques,
etc.
Loin
du spectaculaire et des détournements en tous genres, les
extraterrestres n’échappent-ils pas tout simplement
à notre perception, à nos sens habituels ? Peut-être
se meuvent-ils selon des dimensions qui nous sont étrangères
? Peut-être vivent-ils dans un univers parallèle au
nôtre ? A cet égard, une piste mérite d'être
explorée. Nullement apprivoisée à ce jour,
la théorie des cordes. Elle propose l’idée que
les mystères de l’univers seraient intelligibles si
celui-ci était structuré autour d'un nombre de dimensions
supérieur aux 4 dimensions à ce jour reconnus.
Selon cette approche, les théories de la relativité
et de la physique quantique trouverait alors leur concordance, ce
qui n'est pas le cas aujourd'hui. En outre, les problèmes
se rapportant à l'infini seraient résolus. C’est
dans le repliement de ces dimensions méconnues que prospéreraient
d’autres formes de vie. |
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Pour
l’instant, tout peut être envisagé, rien ne doit être
exclu. L’extraterrestre demeure un être hors norme dont l’accomplissement
humain n’est qu’une hypothèse parmi d’autres.
François
de la Chevalerie, juin 2004
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