Dossier les OVNIS
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| par François de la Chevalerie Chapîtres :
Décryptage de l’affaireAfin de mieux cerner les contours de l’affaire du 5 mars 2004, le décryptage de l’affaire doit être entrepris à partir de chaque élément porté au dossier. (1) Le Merlin C26A Le Merlin C26A a été conçu
pour des procédures de surveillance et de détection. En
revanche, ce bimoteur ne participe pas à des manoeuvres d'interception
ou de combat. Au Mexique, son rôle est de détecter et d'identifier
les avions des trafiquants de drogues pour ensuite en rendre compte à
la base. Des avions de combat décollent alors en urgence avec pour
mission d'intercepter les contrebandiers. (2) Les forces ariennes mexicainesSans vouloir mettre en cause la professionnalisation de l’équipage, il faut rappeler que le Mexique dispose de forces militaires aux moyens très limités. Depuis la révolution de 1917, l’armée mexicaine est une force purement symbolique. A cet égard, l’expression galvaudée, « d’armée mexicaine », en référence à une armée abondante en chefs mais pauvre en équipements et effectif est justifiée. De surcroît, les forces aériennes mexicaines sont insignifiantes. Sa flotte rassemble des avions de fabrication ancienne dont certains issus des stocks de l’armée américaine datant de la guerre de Corée. Pour tout bras offensif, elle dispose de vieux Tiger F5, la plupart inutilisables. Lors des défilés militaires, notamment, à l’occasion de la célébration « del grito », chaque 16 septembre, l’essentiel du cortège est constitué de charros, littéralement des gardiens de vache au costume richement paré, et d’infinis bataillons d’infirmières ou de travailleurs sociaux. Sur le théâtre des opérations, les forces aériennes mexicaines n’ont pas de tradition de combat. Seul engagement tangible du Mexique lors de la seconde mondiale, l’envoi d’une trentaine de pilotes au Philippines. Toutefois, depuis la mise en oeuvre du volet « sécurité » des accords de l’ALENA (Accord de libre échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique) et en raison d’une forte pression des autorités américaines, le Mexique s’est engagé à acquérir des avions de reconnaissance moderne dont l’objet est de surveiller et de traquer les trafiquants de drogue. L’entrée dans les aéroports américains étant verrouillée, ces derniers empruntent d’autres voies dont beaucoup traversent le vaste territoire mexicain dont la superficie couvre quatre fois celle de la France. (3) Trois sont détectés par le radar de l'appareil, tous enregistrés à l’aide d’une caméra infrarouge doté d’un système FLIR Lors de l’observation, le RADAR AN/PS 143 BRAVO
VICTOR 3 a détecté une présence suspecte alors que
le FLIR STAR SAFIRE II l’enregistrait à l'infrarouge. Au
bout de quelques secondes, deux objets non identifiés étaient
détectés. Alors que le Major Magdaleno Jasso rendait compte
de l'incident par radio, le FLIR continuait d'enregistrer en infrarouge
les mouvements effectués par les objets inconnus lesquels maintenaient
leur distance avec le C26. Peu après, neuf nouveaux objets ont
été détectés par le RADAR et le FLIR. Les
objets inconnus ont alors brusquement effectué une manoeuvre pour
se disposer en formation circulaire autour du C26. Aucun contact visuel
n'a été rendu possible. (4) Evoluant rapidement dans le ciel, exécutant des changements drastiques de direction (5) Des avions de chasse auraient poursuivi les OVNISLe pilote du C26, le major Magdaleno Castanon, a expliqué que des avions de chasse auraient poursuivi les OVNIS. Le commentaire surprend compte tenu de la faible capacité des forces aériennes mexicaines. Sont-ce les vieux Tiger F5 dont la plupart sont cloués au sol qui auraient coursé les Ovnis ? Dans l’entretien réalisé par Jaime Maussan, le major n’apporte aucune précision. Peut-être fait-il référence à des F16 ? L’armée mexicaine n’en possédant pas, les avions de chasse porteraient-ils alors la bannière étoilée ? Rien n’est moins sûr, compte tenu de l’absence d’information à ce sujet. Toutefois, une incursion américaine dans l’espace aérien mexicain, ce jour-là, ne peut être exclue (cf. confusions possibles n°7). (6) Le Ministre de la Défense (Secretaría de Defensa), le général Clemente Ricardo Vega Garcia Dans ce genre d’affaire, toutes les vérifications
d’usage doivent être entreprises selon un protocole rigoureux
: contrôles concordants des radars de la région, images satellites,
analyse des données relevées par les ballons météo,
cartographie des infrastructures susceptibles de prêter à
confusion (torchère, etc.), connaissances d’éventuels
exercices de prototypes américains, etc. Méthodiquement
rassemblées et confirmées, ces informations doivent être
ensuite soumises à une lecture critique de la part de scientifiques
afin d’envisager la possibilité de phénomènes
naturels. Si à ce stade l’incident demeure toujours inexpliqué,
le soupçon peut-être alors émis d’une présence
exogène. « Soupçon » seulement car dans ce domaine,
aucune affirmation ne peut-être définitive en raison même
d’une méconnaissance toujours tenace de certains phénomènes
naturels. (7) Confusions possiblesD’entrée de jeu, le Ministère de la Défense a écarté toutes confusions possibles, sans apporter aucune explication. Pourtant, les sources d’erreur sont nombreuses. Les hypothèses ne manquent pas. Une torchère de plate forme de forage pétrolier ? Nombreuses dans la région, des torchères de plate forme de forage pétrolier, pourraient être à l’origine de l’observation. PEMEX, société d’Etat mexicaine, assure l’exploitation et la gestion de l’intégralité des réserves pétrolières du pays. Sollicitée sur la cartographie des infrastructures dans la région de l’ Etat de Campeche et sa zone maritime attenante (200 miles), Pemex a communiqué toutes pièces utiles en se refusant à toute appréciation sur une éventuelle confusion avec une observation d’Ovni. Selon une tradition bien établie, PEMEX pratique la discrétion, voire la confidentialité. Cette prudence est logique compte tenu des énormes enjeux que représente l’industrie pétrolière au Mexique. Un avion Top Secret américain ? Sauf à se voiler la face, nul n’ignore
au Mexique que les prototypes américains, décollant, notamment,
à partir des bases d’Edwards (Californie) ou de Nellis (Nevada)
s’aventurent régulièrement dans l’espace aérien
mexicain. « L’on note à ce sujet un curieux silence,
commente un journaliste. Nombre d’hommes politiques dénoncent
à grands renforts de formules l’impérialisme de notre
redoutable voisin mais jamais ils n’iront dénoncer les multiples
incursions de sa flotte aérienne dans le ciel de notre pays. »
Des prototypes en tous genres s’y hasardent depuis les avions furtifs
le B2 ou le faucon de nuit (Night Hawk F-117) en passant désormais
par une large variété de drone (avions sans pilotes). Se
bousculent dans le ciel du Mexique beaucoup d’avions non identifiés
mais en réalité dûment répertoriés.
Comme le Pentagone ne délivre aucune information à ce sujet
et que les autorités mexicaines jouent de prudence, l’hypothèse
de la présence le 5 mars 2004 d'un escadron d’appareils furtifs
américains n’est pas à écarter. Un phénomène naturel ? Des Scientifiques de l'Université Nationale
Autonome de Mexico (UNAM) ont contesté l’existence d’Objets
Volants Non Identifiés (ovnis). Selon le physicien nucléaire,
Julio Herrera Velazquez, les taches lumineuses s’apparentent à
de la foudre en boule, phénomène atmosphérique très
rare. Tout comme surgissent des éclairs entre les nuages et le
sol, des étincelles électriques émises spontanément
par l'atmosphère se manifesteraient entre les nuages sous la forme
de bulles ou de sphères incandescentes de gaz ionisé. D’après
M. Rafaël Navarrais de l'Institut de Recherches Nucléaires
: « les éclairs sont des boules sphériques de gaz
ionisé avec baisse densité électrons et des températures
supérieures à 30 mille degrés centigrades. Se propageant
de manière horizontale, ils sont attirés par des objets
métalliques. Ils se désagrègent en les heurtant.
» (8) Jaime Maussan Journaliste plusieurs fois primé, Jaime
Maussan est une sorte de Gourou de l’Ufologie locale, voir sud-américaine.
Son palmarès est impressionnant : enquêteur et producteur
de l'émission télévisée Tercer Milenio diffusée
par Televisa dans le monde ; Producteur du programme radio Jaime Maussan,
UFOs and Other Mysteries transmis par XEW Radio et le RASA Network. En
outre, Jaime Maussan possèderait une collection de plus de 1000
heures d'ovnis filmés au Mexique. ConclusionCompte tenu des éléments précités, l’affaire du 5 mars 2004 mérite un nouvel examen approfondi qui associerait cette fois, autour d’une même table, tous les corps de métier impliqués dans l’observation de phénomènes étranges : physiciens, météorologistes, chimistes, militaires (pilotes), diplomates, services de renseignement et ufologues de bonne volonté. C’est au prix d’une démarche rigoureuse, selon un protocole strict, sans dogmatisme aucun, que cette affaire pourrait être véritablement décantée. François
de la Chevalerie, Septembre 2004
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